Tuesday, March 24, 2015

Alula Trek from Dream Flight, more information !

All the information about the Alula TREK from Dream-Flight are now available in the PDF brochure release few minutes ago :


Sunday, March 15, 2015

RadioCarbonArt Glider Repair Lab serie

Glider Repair Lab chapter 1

This is the first chapter of a serie of 3 films produced by Paul Naton / Radiocarbonart. Each film is around 2 hours long and deal with composite glider repairs. In the first film, a first subject largely covered is about everything you need to repair, from the glue (both epoxy or cyano), Fiberglass / carbon / kevlar fabrics, tools, primers and fillers, paint. Then GRL#1 explains how to repair a foam core bagged wing delamination, hollow core leadgin edge damage, fuselage repairs and reinforcement, and light hollow core and rohacell tail repair.
In addition to advises, Paul gives nice hint and tips like how to absorb resin in excess, how to retrieve foam core shape, what to check, how a quick fix can be done. For this first chapter, repairs remain basic with the goal to give confidence to a composite repair beginner (I'm consider myself in this category:) )
I found the video clear and well explained, a very good introduction to composite repair technics !

Glider Repair Lab chapter 2

The second chapter assumes GRL1 has been assimilated, so is going to the next level of composite repair. among repairs explained, a broken in multiple part F3J fuselage, an heavily damage F5J wing, covering all the steps (and they are many, how to fill cracks, re-glue drag spars, recreate a root rib, install new incidence pins, reinforce weak points) from the close inspection to the final painting, followed at the end by a flight. I can easily imagine the satisfaction to fly a gain such plane given the condition it was before the repair. Nice job, nice tutorial and again well filmed and edited video.



Glider Repair Lab chapter 3

The last chapter is focusing on a broken spar repair, small delams on a tail and fixation reconstruction and reinforcement, and a fin repair. Then Paul explains how to fix a F5J composite + ribs and solarfilm center wing pannel, then a front nose total reconstruction using lost foam technic. The video finishes on a slope composite plane repair, both fuselage and bagged wing delamination.

Overall, the 3 video are very complementary, with the objective to raise your level of confidence and skills. Even if in Europe some of the products demonstrated are not available (I'm thinking about the fillers), we can easily find some equivalent. As with all films drom Radio carbonart, the quality is very professional.

Today, the delivery time of spare part can be very long depending of the plane as often the production cannot follow the demand. Mastering repair technics is therefore a plus to maintain our expensive plane in good condition, and restore them if needed. Of course the best solution remains to not crash ... but we never know !

You can buy each video separately, but the video set deal is more interesting from my point of view (it corresponds to 6 hours of instructional video).

Best buy deal:  http://www.radiocarbonart.com/GRLDD3Set/





These are the Youtube previews video links:

GRL#1 preview:  https://youtu.be/X-85e8Kzsrk
GRL#2 preview:  https://youtu.be/wo0kvhjt0TQ
GRL#3 preview:  https://youtu.be/i4ek4PsnXik

Thursday, March 12, 2015

[Essai] Vagabond de Hacker Model

Vagabond de Hacker Model 
« Très joueur et surtout addictif ! »



Introduction


Rendons à César ce qui est à César ! Le concept du planeur de VTPR (voltige très près du relief) en EPP a été inventé en France il y a une dizaine d'années avec le Minitoon. Puis le concept traverse l'atlantique pour devenir un bestseller aux USA dans une version plus élaborée sous le nom de "Le Fish" car son fuselage fait penser à celui d'un poisson. C'est début 2014 à Nuremberg que le Vagabond est présenté au public par Hacker Model. Mais il faudra attendre quelques mois avant que le kit soit réellement disponible sur le marché. Nous allons voir, avec l'essai que je vous propose, si cette attente en valait la chandelle !

Un kit très complet


Le Vagabond est le premier kit de planeur VTPR (Voltige Très près du relief, ce qui signifie «figures de voltige très près du sol») largement disponible commercialement.  Il est fabriqué en mousse EPP découpée au fil chaud puis décoré par imprimante. Il est disponible en 2 versions: non entoilée, ou recouvert d'un film transparent (ailes, stabs, dérive, pas le fuselage). Il utilise le profil SB96V (de 9,35% de l'épaisseur), adopte un stab monobloc à grand débattement pour un poids oscillant entre 500 et 600 gramme selon la version choisie. Certes, me direz-vous, nous nous trouvons toujours en présence d'un kit en EPP découpé au fil chaud, mais on atteint avec le Vagabond un degré de finition et d'avancement jamais vu sur ce type de kit. 
En ouvrant la boite peu encombrante on découvre tout d'abord les 2 ailes, longeron en pin posé à l'intrados, nervure d'emplanture posée, ailerons articulés et charnière ajourée par endroit afin de l'assouplir, logement de servos creusé. Le noyau est imprimé grâce à une technologie jet d'encre sur forme développable puis entoilé avec un film de lamination à chaud. Idem pour les stabs et la dérive. Le fuselage aux formes plus complexe et nécessitant sans aucun doute plusieurs étapes de découpe, voir ponçage de finition, est également livré décoré, mais non entoilé.  Une grande verrière en plastique noir mat protégée dans un plastique genre cellophane complète les principaux éléments du kit. On trouve ensuite un gabarit en carton pour la pose des gaines de commandes, des joncs carbones et commande de profondeur/direction, ainsi qu'une pochette d'accessoire pour l'accastillage avec quelques pièces plastique (extensions de bras de servos, rondelles de blocage, de la ficelle, etc. ...). J'ai remarqué que certaines pièces pour finaliser le montage des stabs sont imprimées en 3D, les petites rainures en surface trahissant le passage successif de la buse déposant le PLS ou l'ABS. Une notice tout en image, en Tchèque ou Anglais, accompagne le kit. Bref un kit complet et de qualité. Seul gros regret à la lecture rapide de la notice, le stab n'est pas démontable. En effet pour rester simple et pouvoir atteindre des angles de rotation important proche de 90° à piquer et à cabrer, la clé de stab est collée définitivement à demeure. Je vous proposerais une modification simple qui permet de rendre ce stab démontable, ce qui vous facilitera grandement la vie !


Un montage rapide …


La conception du kit est bien pensée et les opérations de montage restantes se font sans surprise. J'ai commencé par le fuselage. Ce dernier doit d'abord est rigidifié au moyen de jonc carbone, insérés dans l'EPP après avoir fait un trait de cutter, et collés à la cyano. Dans la foulée, on réalise à l'aide du gabarit livré dans le kit, deux saignées recevant les gaines plastiques des commandes de profondeur et direction. Attention de ne pas plier ou pincer la gaine plastique au moment de l'insérer dans l'EPP sous peine de créer des frottements et points de blocage qui vont rendre le neutre de la profondeur (surtout) plus aléatoire, d'où une moins bonne précision (précision du servos versus débattement énorme).
La platine radio en CTP découpée laser, est ensuite collé en place. Elle permet en outre de bien solidifier l'avant du fuselage et bien entendu faciliter une installation radio propre et fonctionnelle. Une nervure épaisse vient également se coller au centre du fuselage pour recevoir la clé d'aile en corde à piano et permettre le passage des fils de servos venants des ailes vers la platine radio, astucieux! 
Avant de s'attaquer à l'installation des servos, il convient de finir l'arrière du fuselage et la pose de la dérive, et du stab. Tout d'abord il faut assembler la partie centrale du stab qui est ensuite collée sur le fuselage. Ce collage doit être solide donc on ne lésine pas sur la cyano que l'on infiltre bien partout, y compris sur les doigts, le pantalon, les vêtements … saleté de cyano fluide ! On peut ensuite positionner et mettre en place la dérive et la coller, toujours à la cyano liquide. On pointe d'abord pour se donner un peu de marge, on vérifie la mise en croix et on infiltre la cyano autour du pied de dérive pour bien souder les pièces en EPP entre elles. 
Passons maintenant au stab démontable. La solution retenue n'est pas de moi, mais c'est un collègue qui montait son Vagabond en parallèle qui m'a soufflé la solution. Il suffit de fabriquer un fourreau de clé de stab à l'emplanture d'un des 2 demi stab. J'ai pour cela utilisé un petit bout de tube alu du diamètre adéquat.  La clé de stab en jonc carbone est collée à demeure sur l'un des stabs. Une fois collé on positionne les 2 demi stab montés à blanc (sans le fuselage) bien à plat sur le plan de travail et on perce un trou de 0,8mm ou 1mm de diamètre à travers le fourreau et le jonc carbone. Il suffit ensuite de réaliser une petite goupille en corde à piano   de diamètre correspondant, en forme de « L » qui vient bloquer le stab en translation et rotation. 2 petits morceaux de plaque époxy sont collés de part et d'autre du stab pour assurer une meilleure tenue  et guidage de la goupille. C'est simple et efficace à l'usage. Ce stab démontable nécessite également une modification sur la commande. J'ai soudé un embout fileté et utilisé une chape à boule pour rendre la commande démontable mais sans jeu. On peut dorénavant terminer les commandes côté gouvernes et s'attaquer à la pose des servos de profondeur et direction. Là, on ne fait pas l'impasse et on prend des servos pignons métal car la taille des gouvernes, y compris la direction nécessite des servos résistants. Dans mon cas, j'ai raclé les fonds de tiroirs et mis un servos de 13mm d'épaisseur pour la profondeur, probablement surdimensionné, j'en conviens. Le servos de direction était un servos pignons plastique de 9/12gr, rapidement remplacé par un équivalent pignon métal après avoir craché toutes ses dents ! Les bras de servos sont allongés afin d'augmenter le débattement de manière déraisonnable. Si vous ne possédez pas les palonniers adéquats, des pièces plastiques transparentes à coller/ligaturer avec la ficelle sur le palonnier sont fournies dans le kit.


Passons aux ailes : Le travail se limite à la pose des servos, des rallonges, des commandes et des guignols. Les logements servos sont déjà faits. Il faudra éventuellement les retailler au cutter en fonction du servos choisi. Un tunnel dans la mousse EPP débouche à l'emplanture et permet de passer la rallonge et sa prise (de type Futaba/Jr). Une fois la rallonge réalisée, le palonnier et son extension en place et le neutre du servos réglé, on positionne le servo puis on met 2 ou 3 points de colle cyano ou autre. Pour ceux qui ont des scrupules à « cyanoliter » directement le boitier du servos, un petit bout de gaine autour de la partie basse du servos le protégera de la colle. Coté gouverne, ou réalise une incision dans la mousse, puis on colle le guignol. La commande est une corde à piano de petit diamètre, en forme de Z coté gouverne et passant dans un domino monté sur le palonnier, ce qui permet d'ajuster le neutre avant de serrer le domino.
Les ailes étant terminées, on peut revenir sur l'avant du fuselage pour l'installation de la batterie de réception et du récepteur. Il y a énormément de place à l'avant du fuselage mais il ne sert à rien car le centrage s'obtient sans plomb avec une batterie de 800mAh. Une batterie de plus grande capacité sera malheureusement trop lourde. Par contre les adeptes des batteries LiPo trouveront probablement une solution, permettant une augmentation significative de  l'autonomie. Le récepteur se trouve derrière les servos, afin de réduire la longueur des fils de servos d'ailerons. 
Dernière petite opération, avec le collage des clips sur la verrière, à la cyano. Ils viennent de bloquer dans de petits morceaux de gaine collés sous la platine CTP, et traversant de part en part le fuselage. Pour finir, j'ai positionné la batterie afin d'avoir un centre de gravité à 100mm, valeur de centrage arrière indiquée par la notice. Le poids final en ordre de vol est de 620g.  Avant d'aller à la pente tester la bestiole, voici une vidéo prise à l'atelier montrant le débattement important de la profondeur: 


Direction la pente !

J'ai par anticipation programmé plusieurs modes de vol: Vol «normal» avec un débattement de profondeur plus raisonnable mais néanmoins toujours très réactive, une position de vol avec tout le débattement possible à la profondeur, mais cette fois-ci énormément d'exponentiel pour garder le Vagabond contrôlable autour du neutre et enfin une position thermique avec un peu de volet et peu de profondeur. Malgré ces précautions, le Vagabond a besoin d'un certain temps d'adaptation. Il reste un planeur extrêmement agile, sans inertie, et très neutre qui nécessite en permanence une certaine attention du pilote. 
Dans les petites conditions, le Vagabond s'en sort honorablement, mais ne permet pas de transiter loin et marque de manière claire les zones de portance et de déportance. La spirale se fait dans un mouchoir de poche mais il faut y aller doucement à la dérive car celle-ci est surpuissante. L'absence de dièdre n'aide pas à la tenue de la spirale. Si le thermique est puissant, la spirale se transforme alors en figure de voltige, on serre … on serre jusqu’à aller chercher le point de décrochage au bout de quelques tours, ce dernier restant gentil comme tout. 
A l'inverse j'ai fait volé le Vagabond dans du vent fort et turbulent. La structure du planeur se tord dans tous les sens, montrant les limites d'un planeur EPP, mais le planeur résiste et reste néanmoins contrôlable. C'est toutefois peu amusant, surtout qu'il n'y a aucun moyen de lester le planeur.
Non, les conditions de prédilections du Vagabond, c'est la petite brise, disons au-dessus de 5m/s, avec une pente, pas forcément haute, mais offrant une bonne inclinaison donc un zone de portance dynamique bien marquée. Dans ces conditions, on découvre un autre vagabond, addictif à souhait, permettant de toucher du bout des manches une autre dimension du vol et du pilotage. Les figures habituelles passent bien entendu les mains attachées dans le dos et les yeux bandés, mais le planeur permet d'envisager tout et n'importe quoi, les combinaisons les plus audacieuses, coulées ou déclenchées, avec ou sans altitude. La limite reste l'amplitude des figures qui reste modeste car le planeur ne fait pas preuve d'une inertie transcendante. Vol tranche, déclenchés, vrilles dos, tonneaux de toutes sortes. Même le flip passe mais je n'arrive qu'à en réaliser un à la fois, prenant un peu de vitesse, puis attaquant sagement un looping avant d'aller à fond de profondeur dans la montée. Le planeur bascule alors violemment mais dissipe beaucoup d'énergie, donc ne peut en enchainer un deuxième dans la foulée si l'on garde le manche en butée.


Bref vous l'aurez compris, le Vagabond est vraiment addictif au point d'arriver à vider la batterie de 800mAh à en faire sonner l'alarme de télémétrie. Les 4 servos et les grandes gouvernes, sollicitées en permanence finissent évidemment par consommer ! L'atterrissage est anecdotique, dans l'herbe, ou dans la main, en vol dos ou à plat ...
En ce qui concerne les performances en vol des 2 versions (entoilée à 620 g et non entoilée à un peu plus de 500g) nous n'avons remarqué de différence notoire, c'est donc pour cela que je recommande la version entoilée, gage d'une meilleure robustesse, donc d’une durée de vie plus longue du planeur.

En conclusion

Hacker Model a réussi avec le Vagabond à proposer un petit planeur en EPP qui ne nécessite qu'un temps de montage court, avec un look sympa et une belle finition. Le planeur possède bien les caractéristiques principales d'un planeur de VTPR, apportant beaucoup de plaisir et de joie à son pilote. Selon moi, le but est parfaitement atteint, même si certains «puristes» trouveront toujours quelques points négatifs. 
Pour finir, je vous propose deux vidéos du Vagabond faites cet été: La première a été filmée au col du Glandon dans un vent fort et turbulent (http://vimeo.com/99613949 ). La seconde a été filmée au col de Tende dans des conditions idéales (http://vimeo.com/101379892).

  •      Envergure 1510mm
  •      Longueur 975mm,
  •      poids ~ 620g (version entoilée)
  •      CG: 92 à 100 mm
  •      Fabricant: Hacker Model
  •      Prix: à partir de € 115


Entoilage au film de lamination à chaud, Kesako ?

Découvert par expérimentation par un modéliste américain, adepte des machines en mousse, le film de lamination à chaud est utilisé principalement dans la protection de panneaux publicitaires et dans la papeterie, détournement un petit peu de la même manière que l'entoilage au vinyle, il y a quelques années. Le film est transparent, très fin (entre 40 et 75 microns), et non thermo-rétractable. L’adhésif situé sur la surface en contact avec l'EPP est activé par la chaleur et appliqué par pression d'un fer à entoiler, température de chauffe élevée entre 130 et 150°. Outre une meilleure finition en surface, il apporte un gain réel en rigidité en flexion et torsion de l'aile entoilée ainsi. Autre avantage, il ne coute presque rien à l'achat !

J'ai aimé
Kit complet et bien pensé dans son ensemble
Réelles qualités en VTPR
Entoilage au film de lamination à chaud

J'ai moins aimé
Stab non démontable
Système de fixation de verrière peu pratique


Wednesday, March 11, 2015

[Essai] Slopy de Staufenbiel, pour voler dans le vent

Introduction

La petite frimousse sympathique du Slopy
attire tout de suite l’œil avec ses airs de planeur F3F à l’échelle 1/2. Machine  compacte avec ses 1.7m d'envergure, c'est le planeur de vol de pente par excellence, tel que nous le propose Staufenbiel. Le Slopy se décline en version ARF, c'est à dire presque terminée mais non équipée et en version PNP, livré avec les servos déjà montés. C'est cette deuxième version dont je vous propose l'essai dans l'article qui suit.


Un kit très complet 

Bien que la version essayée soit baptisée PNP (plug and play), il reste cependant un peu de travail dessus avant d'aller voler, contrairement à certaines mousses portant la même appellation. Mais faisons tout d'abord un petit tour du kit. La boite est très compacte et permet d'envisager de transporter le planeur démonté. Il n'y a pas à dire, le kit est très complet car inclut même le ballast, ou les billes de plomb pour le centrage, c'est suffisamment rare pour être signalé. Ce qui tombe sous la main en premier, c'est le fuselage. Il est du type à ogive, en fibre de verre. Il est peint après moulage, donc aucun plan de joint n’apparaît. En ôtant l'ogive, on découvre les 2 servos du stab en V déjà fixés sur une platine en CTP collé. L'espace restant devant les servos laisse pas mal de volume, mais est relativement court. Les gaines de commande sont déjà posée, recevant les cordes piano en guise de commande. L'arrière du fuselage est déjà percé pour recevoir les petites clés de stab rondes. Au niveau des karmans, le passage de clé d'ail est déjà percé, tout comme le passage de connecteur d'aile. Un système de verrouillage des ailes, appelé Multilock, est déjà en place. Le Slopy est équipé de 2 crochets au choix, un réglable pour le treuillage, un autre fixe pour le catapultage, situé plus en avant, bonne intention de la part du fabricant.




Les ailes, quant à elles semblent à la fois rigides, mais aussi assez lourdes pour leur surface. Elles sont joliment entoilée et décorée, et les servos sont collés en place, fermement tenus dans une gaine thermo. Par contre le câblage n'est pas fait, tout comme la pose du guignol et commande d’aileron. Pour toutefois faciliter le câblage, une ficelle entre l'emplanture et le puits de servos permet de tirer la rallonge sans s’embêter. A l'intrados, le creux du profil n'est pas très bien respecté, le coffrage marquant un angle plutôt qu'un bel arrondi. Je ne pense pas cependant que cela nuise réellement au vol. Point bien pensé, le ballast se fait dans le prolongement de la clé, ce qui signifie que la boite à clé va loin dans l'aile. La clé d'aile est en carbone et de belle section si on considère la taille du Slopy. Les stabs sont également coffrés, entoilés et décorés, mais il reste les manivelles de profondeur à installer et coller.

Coté équipement, le Slopy PNP utilise 4 servos numérique à pignonerie métal de qualité. 
Enfin, une pochette d'accessoires regroupe l'accastillage nécessaire pour terminer le planeur (guignols, chapes, embouts à souder pour chaque, tétons de centrage, etc. ...).


Temps d'assemblage limité

Commençons par les ailes: La première étape consiste à réaliser et installer les rallonges de servos d'ailerons. Dans mon cas, j'ai préféré souder la rallonge coté servos plutôt que d’utiliser un connecteur. Une fois réalisé, on l'accroche à la ficelle et on tire pour la faire passer dans le tunnel qui débouche à l'emplanture. Prévoir suffisamment de longueur pour atteindre le récepteur. J'ai personnellement opté pour une autre solution qui consiste à la câbler plus court et réaliser des rallonges coté récepteur allant jusqu’à l'emplanture. On pose ensuite les guignols d'ailerons, à visser. Après avoir positionné et repéré les trous de fixations du guignol, on perce et on visse.
Avant de réaliser la commande de servos, il convient de mettre les servos au neutre en respectant le sens de débattement. La commande d'ailerons est constituée de deux chapes M2 et un petit bout de tige fileté. Afin de supprimer tout jeu dans la commande, je colle les 2 chapes avec un peu d’époxy rapide. Une fois sèche, on peut fermer les puits de servos avec les caches servos en plastique. Ils sont à découper au préalable à la bonne dimension et maintenus en place avec du scotch. Pour terminer avec les ailes, on ponce puis colle à la cyano les tétons de centrage d'aile dans l'emplanture. C'est terminé pour les ailes !

Les empennages: La seule opération consiste à installer les manivelles de profondeur en guise de guignols. C'est l'opération la plus délicate car c'est du sur mesure. Mais avant cela, il faut souder les boules de chape à leur extrémité. Ensuite il faut faire un petit tranchée dans le champ de la gouverne de profondeur, et au bout de cette tranché un trou au diamètre de la manivelle, plié à 90°. Bien vérifier à plusieurs reprises à blanc que la manivelle, une fois le stab en place, a bien le dégagement pour débattre au niveau de l'arrière du fuselage. Les manivelles sont ensuite collées à l'époxy rapide. La dernière opération consisté à vérifier la bonne longueur des 4 clé de stab et de les raccourcir si besoin. Vous pouvez les coller à demeure dans le stab ou alors les laisser libre et juste sécurisé par du scotch au montage, ce qui permet de les remplacer si besoin.


Le Fuselage : Pas grand chose à faire dessus, si ce n'est de terminer les commandes de profondeur. Coté gouverne, on soude les embouts fileté sur la corde à piano poncée au préalable. Les chapes plastique se vissent sur ces embouts Coté servos, des dominos prennent place sur les palonniers et permette de régler puis serrer la corde à piano. Ces dominos étaient manquants dans le kit, j'ai donc fait un petit coude à la bonne longueur, le réglage, si besoin se faisant alors coté chape plastique des gouvernes. En ce qui concerne l'installation radio, il faut rajouter un accu, 4 éléments de type R6 (Eneloop dans mon cas) et un petit récepteur 4 ou 6 voies. Comme je le disais au début de l'article la longueur dispo à l'avant est courte car le nez est occupé par le plomb de centrage. Puis vient la batterie. Un récepteur de petite taille se logera sans difficulté.

Centrage et poids en ordre de vol

Le kit fournit le plomb de centrage sous forme de billes. Un fois la bonne quantité de plomb trouvée pour le CG indiqué, on prépare un peu de résine lente que l'on mélange avec les billes de plomb, le tout étant coulé ensuite dans le nez an maintenant le fuselage dans la bonne position pour que cela ne coule pas partout.
Sur la balance, le Slopy indique 1100g soit 100g de moins que le poids indiqué sur la boite. La mauvaise nouvelle est qu'à ce poids, la charge alaire atteint tout de même 52g/dm2, ce qui est conséquent pour un planeur de cette taille. Les réglages de départ sont ceux de la notice, avec un centrage à 60 mm

Direction la pente

Le fuselage fournit une bonne prise en main pour le lancer et permet donc un départ avec de l’énergie. Ce qui frappe tout de suite, mais je m'en doutais un peu, c'est que le Slopy vole vite naturellement. Les transitions et passages se font à un rythme d'enfer. Le tableau se gâte quand on ralenti le planeur et que l'on passe en mode chasse au thermique. Le stab de petites dimensions ne fournit pas le guidage auquel on s'attend et l'arrière du planeur a tendance à glisser dans le virage. Plus la vitesse de virage est lente plus le phénomène est visible. Cela se compense aisément en mettant de la dérive, mais le Slopy demande davantage de dérive et plus tôt que d'autres modèles. J'ai fini par programmer un combiswitch (mixage ailerons vers dérive) qui améliore la tenue en virage quand il est activé. La charge alaire importante pour un planeur de cette envergure n'arrange pas les choses, ce qui fait que l’exercice de la spirale n'est pas spécialement aisé. Je n'ai pas trouvé de réel gain en baissant un peu les ailerons de 2 ou 3mm.



Retournons sur le terrain de prédilection du Slopy, le vol rapide. La rigidité des ailes est très bonne le la clé d'ail carbone surdimensionnée ne bronche pas. Le Slopy apprécie les piqués suivis de passages rapides avec longues restitutions. Il ne rechigne pas non plus à faire de la voltige, tonneau, looping, renversement en bottant franchement à la dérive, et les combinaisons de figures verticales et horizontales. Le vol dos n'est qu'une simple formalité. L’atterrissage demande un peu d'attention car le planeur arrive vite et les ailerons relevés ne font qu'augmenter le taux de chute mais pas la vitesse horizontale. On n'hésitera donc pas à faire plusieurs passages si nécessaire, il n'y a pas de honte à cela, et cela m'arrive encore souvent ! La présence de volet aurait été le bienvenu et je pense élargirait le domaine de vol.


Bilan en demi-teinte

Si le gabarit du Slopy en fait le planeur idéal pour emmener partout, sa charge alaire et son petit stab restreignent son domaine de vol et le réserve aux journées de vent moyen à fort. Le Slopy reste un planeur dynamique qui aime voler vite et aime être secoué. Il est plutôt bien construit et fini, ne nécessite qu'un temps d'assemblage limité et l'équipement installé est de qualité. Parfait pour les gens pressés!


Caractéristiques

Envergure: 1700 mm
Longueur: 1030 mm
Poids en ordre de vol à vide: 1100gr
Poids ballast:  296gr
profil: HQW 2/9
Cordes: 175/155/110mm
Surface: 21 dm²
Charge alaire à vide: 52 g/dm²
Fonction: ailerons/profondeur/direction (4 servos)

Réglages :
Note : « - »signifie vers le haut, « + » vers le bas

CG:  62mm
Ailerons: -18mm +10mm combiswitch à 15 - 20 %
Profondeur : ± 8mm
Dérive : ± 10mm
Aérofreins : -18mm (compensation profondeur -2 à -3mm)
Snap (ailerons) : +4mm (profondeur à cabrer en butée)
Volets (ailerons) : : +2mm

J'ai aimé

Kit très complet
Servos de qualité (version PNP)
Gabarit du planeur

J'ai moins aimé

Charge alaire élevée
Stab trop petit
Pas de volets (quadroflaps)

Friday, March 6, 2015

Alula-TREK, the announced best seller from Dream Flight

I just received a mail from Dream Flight announcing the iminent landing of their new Alula-TREK.
It is currently in production and should arrived  late April or very early May. Good news, the kit should only need a very short assembly time.

Planet-Soaring will be one of the very first to received an exemplar for review, and I'm excited like a child !

Here is the announcement:

Modern RC Glider Design

The Alula-TREK was developed from the ground up to provide pilots of all skill levels a unique RC soaring experience with minimal building skills required. 

Getting into the air has never been easier with features like a factory-installed skid plate, pre-installed canopy retention magnets, and pre-glued carbon spars and control horns. 

Previously only available by separate purchase, the Alula-TREK now includes an integrated wing retention system as a standard feature. 

The most refined Alula yet is ready to get out and glide, when you are.

Kit Features:

  1. “ARG” Almost Ready to Glide- NO GLUE Design uses rare earth magnets for secure alignment
  2. Wide Flight Envelope navigates thermals with ease and can be ballasted to handle the gusts
  3. Precision-Molded EPO foam and composite parts ensure a lightweight durable airframe
  4. Wing Retention System allows for quick break down and assembly at any location
  5. Easy wingtip Launching for both left and right handed pilots
  6. Designed to Go where your spirit for adventure leads you!

Friday, February 27, 2015

National F3B team website

The French National F3B team 2015 just opened his webpage where you will find information and can participate to a tombola to win a FS3 from Tud-Modeltechnik, or buy a Polo T-shirt. They are waiting for your support !



Friday, February 20, 2015

Tornado, a new kid on the block

Matthieu Barrabes design this new F3F plane and teamed up with RCRCM for the manufacturing. The Tornado has a 2.9m wingspan, and feature an original wing planform. Matthieu just received the prototype and should fly it soon.

More pictures and the assembly log here.


F3F model template for Taranis

I realized that I have not shared my F3x model template for the Taranis. The zip file contains the model template with the sound files in addition to put in /SOUNDS/EN/

You can download it from here.



Taranis plus and new battery

I received my second Taranis Plus today, so I'm equiped and ready for the F3F season. It will be easy to maintain the 2 Taranis excatly in sync thanks to companion TX software.



I also received my LiIon batteries for the Taranis. On the first picture you can see the original battery (NiMh, 2000 mAh), an hyperion LiFe 2S normally use in a glider, but that was fitting well in the compartiment, and the new Li-Ion battery I need to assemble.

It's a 26500 format, 3.7 nominal voltage, 3 Ah capacity, 2S. Each cell measures 26mm in diameter byr 5 cm in length. They fit particularly well in the compartiment and let lots of space. I'll will have about plenty of flying time !



RC Soaring Digest, March Issue

My review of the Rotmilan from RTGModel is in the March issue of RC Soaring Digest, among other interresting articles and reports. you can download this issue at the following address: