Tuesday, July 25, 2017

[Essai] Weasel TREK de Dream-Flight, l'aile volante ultime ?

Introduction 

Après une très longue attente suite à l'arrêt soudain de la fabrication de la Weasel EVO, essayée dans ces colonnes en 2009, la version revisitée est arrivée finalement début 2016. J'étais très excité d'essayer cette nouvelle Weasel TREK car j'avais vraiment craqué sur la première version. J'ai d'abord eu la Weasel EVO, puis plus récemment une Weasel Black Édition, ce qui me permettra de comparer. Et puis si les améliorations sont du même niveau que pour l'Alula TREK, alors cela promet ! C'est parti pour un essai de cette nouvelle  aile "Made in Californie" !

Aperçu du Kit 

La Weasel TREK arrive dans un joli carton rectangulaire qui s'avère bien plus pratique pour ranger et transporter l'aile. La forme de la Weasel ne change pas beaucoup et reste certes moins élégante que l'Alula, plus massive, certaines mauvaises langues diront une esthétique de fer à repasser, mais si vous vous arrêtez là, alors vous passez à côté de quelque chose, croyez-moi sur parole !
Coté aérodynamique les améliorations sont peu ou pas visibles, mais néanmoins essentielles: Un nouveau profil d'aile avec moins de courbure a été mis au point, permettant un meilleur comportement en vol inversé, et une meilleur tolérance au trim autour de neutre. La surface des élevons a été augmentée pour un meilleur taux de roulis et sensations de pilotage. Regardons maintenant l'aspect structurel et fabrication, qui impacte de manière positive le degré d'avancement du kit.
Les élevons sont désormais moulés et non plus en balsa entoilé. On perd probablement en rigidité, mais à première vue, il semble suffisamment rigide quand on les manipule.



La Weasel TREK possède maintenant une verrière, fermant grâce a des aimants puissants et qui permet un accès rapide et aisé au compartiment radio, et le dessous du nez est doublé d'une coque plastique protégeant le dessous de l'aile des chocs et rigidifie l''ensemble.
Le longeron qui était intégrer au moulage est à présent composé d'un plat carbone qui est collé après moulage.
On retrouve le système de verrouillage efficace de l'Alula TREK, et le même diamètre de tube carbone faisant office de clé d'aile. 
La coque intègre un compartiment ballast qui peut recevoir jusqu’à 50gr de plomb. juste devant le compartiment à ballast se trouve un  trou pour y loger l'index lors du lancement et pouvoir lancer plus fort et droit. 
La Dérive, toujours amovible est sécurisée par un aimant.
Coté avancement, les aimants, longerons, guignols sont déjà en place, ce qui signifie qu'il ne reste pas grand-chose à faire à part l'installation radio. On peut espérer un montage très rapide de la bête, sur le coin d’une table. Finalement le plus long dans l'histoire, comme pour l'Alula TREK sera de choisir la décoration et de faire la peinture
La qualité de moulage de la mousse et la précision des assemblages  est d'excellent niveau comme pour l'Alula, avec un bel état de surface.  En option, Dream Flight propose en option une batterie NiMh de 750 mAh, 2 servos pignons métal de la classe des servos de 12g, et l'adaptateur pour brancher la batterie directement sur le récepteur en se passant d'interrupteur.

Un petit tour sur la balance de la structure et de l'équipement radio donne un poids de 280grs, à comparer avec les 360grs de la première Weasel EVO en EPP. Cela représente environ 20% de masse en moins sur cette nouvelle Weasel. Cela présage des performances en vol finalement très différentes, mais nous verrons cela plus tard !
J’oubliais : Le mode d’emploi, en anglais mais illustré, est un modèle du genre, fait avec passion et perfectionnisme.

Assemblage éclair !

Il m'a fallu finalement moins de temps pour assembler la Weasel TREK que pour écrire le paragraphe présent sur le montage ! En effet 25 minutes suffisent, et aucune colle n'est nécessaire. C'est plus rapide que certains kits qui se proclament RTF ! Le peu de travail consiste à:
Installer les 2 servos dans leurs logements, avec le palonnier monter en position neutre. J'ai sécurise le montage avec 2 points de colle UHU, même si cela n'est pas vraiment nécessaire.  2 morceaux d'adhésif transparent sont fournis pour recouvrir le servos dans son emplacement.
En même temps que l'on installe les servos ou fait le routage des fils de servos vers le compartiment radio.
A l'avant de ce dernier, on colle un petit bout de velcro qui vient sécurise la batterie.
Sur les commandes d'ailerons, il reste juste les chapes plastique a visser à la bonne position.
Installer les 2 petites vis dans le système de verrouillage de la clé d'aile
Je n'ai pas eu besoin de rajouter de plomb pour obtenir le centrage recommandé. J'ai même du reculé la batterie de 5mm !



Coté décoration vous avez le choix entre la peinture (de type acrylique) qui demande un peu de préparation et d'attention pour bien réussir des lignes propres et sans bavures, ou alors Dream-Flight propose des feuilles adhésives fines de différentes couleurs et se posant à froid sur l'Elapor. C'est plus cher au final, mais le résultat est garanti et plus propre selon moi.

Les photos du montage: https://photos.app.goo.gl/L9vuTJ41nUnUWv3U2

Et en vol?

Le premier vol a été effectué sur une pente ouest, à faible inclinaison, et par un vent très faible à inexistant. Heureusement le soleil généreux laissait espérer quelques beaux thermiques. Ce baptême a eu quand même lieu dans ces conditions pas évidentes, et j'avoue avoir été surpris. Tout d'abord car avec les réglages préconisés, je n'ai eu à faire aucune retouche ni au centre de gravité ni au trim. Ensuite parce qu'elle a montré des qualités là ou je ne l'attendais pas: Excellente finesse, belles capacités de transition, vitesse de croisière plus élevée, je me suis surpris ce jour-là à voler vraiment loin, à la limite de la visibilité, pour aller chercher la pompe, parfois bas et faire de superbes gains d'altitude de 100 à 150m en peu de temps. J'ai trouvé la Weasel démonstrative, indiquant clairement l'air porteur ou déporteur. Sans dérive la spirale est certes plus dure à tenir, mais La Weasel et son faible poids s'en sort bien. 
Mais dans un vent un peu plus fort et un petit effet de pente que La Weasel TREK nous montre son ADN et son tempérament plus agité. Là aussi la courbure plus faible du profil fait merveille en donnant une plage de vitesse importante. La rétention d’énergie (capacité a garder la vitesse dans un virage tranche, voir même accélérer) en trajectoire rapide est vraiment surprenante s'il on considère le faible poids de l'aile. De plus la réduction des masses, que ce soit sur le nez ou en bout d'aile améliore la nervosité à la profondeur et en roulis, bref cela répond au doigt et à l’œil avec une excellente précision des trajectoires.

Les photos en vol:


Et c'est là que l'on touche du doigt un domaine de vol des plus intéressants, surtout pour un modèle de ce type et de cette taille. Comme présagé, les capacités acrobatiques de la Weasel TREK sont excellentes, les performances en vol inversé « bluffantes », les tonneaux sont mieux axés, les tonneaux à facettes plus précis, les loopings et renversements une simple formalité. Cette vivacité et cette légèreté aux manches permet dés lors d'envisager de faire du VTPR (vol très près du relief). Les combinaisons au gré de votre inspiration, au ras du sol, produisent des montées d'adrénaline et une joie du pilotage intense.



Au final, mon seul petit regret et que il s'avère que la Weasel pourrait embarquer plus que les 50gr possible quand le vent est au-dessous des 10 m/s. Je pense que la structure pourrait supporter 30gr de plus sans problème. L'atterrissage est sans soucis, l'aile étant facile à freiner quelques soient les conditions. Pour terminer, quoi de mieux pour illustrer ce paragraphe sur le vol qu'une petite vidéo:

Conclusion 

La Weasel nous revient boosté, survitaminée dans cette nouvelle version TREK, avec un domaine de vol beaucoup plus large, plus rapide, plus agile, plus acrobatique que jamais. Elle donne ainsi une dose énorme de plaisir et de sensation quel que soit la portance, inversement proportionnelle à sa taille compacte qui permet de l’emmener partout en randonnée, en balade, ou en complément d'un autre planeur plus grand. Bref, elle reste définitivement mon aile volante favorite.  A consommer sans modération !

Caractéristiques:

  • Envergure : 900 mm 
  • cordes : 33.5 cm / 19 cm
  • surface alaire :23.42 dm2 
  • poids: 312 à 395 gr 
  • Charge alaire: 13.3-16.9 gr/dm2
  • Contrôles: 2 Canaux (élevons)

Réglages (+ s’entend vers le bas, - vers le haut), mesuré à l’emplanture

  • CG : Centrage sur la marque à l’intrados
  • Version « sage »
    • Profondeur : - 5 mm  / + 4 mm  (Expo  ~20% optionnel)
    • ailerons : - 13 mm /  +12 mm (Expo  ~20% optionnel)
  • Version  « excitée », celle que je préfère !
    • Profondeur : - 10 mm  / + 9 mm  (Expo ~30% optionnel)
    • ailerons : - 25 mm /  +24 mm (Expo ~30% optionnel)



J'ai aimé:
  • Temps d'assemblage ultra court
  • Polyvalence en vol
  • Performances en voltige
J'ai moins aimé:
  • Les chapes d'ailerons sont peu pratiques à mettre et à enlever
  • Le ballast est limité à 50gr
  • Mousse Elapor un peu fragile sur la durée


Saturday, March 4, 2017

Digitech Angle & Throw Meter


I continue my migration to digital tools !  I just received my Angle &Throw meter from digitech in Netherland, and designed by Daniel Maiorano. This device allows to mesure angle and travel in mm, as you can enter the chord of the surface, very smart !  It comes without user manual or mount. After thinking a bit, I finally just double taped a epoxy plate behind the case, and which stay on it, then I paper tape it. the case is 3D printed, and it features a small OLED screen, very crisp and with excellent contrast.

The use is very intuitive. First you fix it on the surface, then you power on with a 4.8 to 14V battery. Before to start calibration, you need to set the chord, by clicking on the +  or -. When ready you click on the "F" button, there is a 3 seconds countdown before to enter calibration and set the Zero position.  You can start measuring ! Overall, this is a nice device that allow to replicate settings with precision, I just regret that the chord has to be re-entered everytime you power-on. The first batch is sold out, but you can preorder here for the next one: http://www.digitech.nl/angle-throw-meter-preorder

Here is a short video to show how it works:

Sunday, February 19, 2017

Flying session in fresh air !



Some fresh air and a nice flying session near Grenoble. No F3F as the slope was not suitable for it, but few nice aerobatics and overall relaxing flights in a beautiful scenery.

The photo album can be seen here

Towing




Small visit to a local aeromodelling field where club members were doing towing in this nice and cool afternoon with a temperature around 13°. The opportunity to see nice flying machines up to 8 meters.

The photo album can be seen here: Photo Album

Saturday, February 18, 2017

[Hints and Tips] Wiper dents and missing parts repair



I found this epoxy sealant from UHU at Lidl for a very low price and it appears to be perfect to repair damages of wipers on the wings.

It looks like gray modeling clay. You mix it during few seconds before to apply it. then it cures in 10 minutes. It can be drilled, sanded, painted. Really convenient and with a very good result.
Approved :) !

Sunday, February 12, 2017

[HOW TO] Calculate the CoG from the weight


Given the number of questions I still receive :) , I see that the concept of measuring the CoG location by measuring the weight at the leading edge and X mm behind is not fully understood, so let's explain again with a real case, my Stribog CoG:

2 kitchen scales measure the weight of the plane, separated in my case by 293 mm. The first scale measure the weight at the vertical of the leading edge, the second one 293mm behind, so behind the trailing edge.
The sum of the 2 weight measured give the weight of the model. Now we apply the formula of a barycenter of a barrel that says: a x p = b x p'.


In other words, the if I measure p and p' , and also that I know the distance a+b (293mm in my case), so that b = 293 - a, I can easily calculate the CoG location.
So now, let's do it for real. My Stribog is placed on the device: I measure 1475gr at the leading edge, and 834gr at 293mm of the leadging edge. After entering the formula in Excel, it gives me a CoG located at 105.83 mm from the Leading Edge.



Now if you want to set the CoG of a Plane, the formula give you the ratio between the 2 weights. The only inconvenience is that as you add or remove some weight in/from the nose, you need to recalculate every time you do an action.


Also, I noticed something critical, at least with the model of kitchen scales I used. The link between the 2 scales must be the most free possible (vertically and in rotation) to not disturb the measure of one scale. Also, I had to remove the scales from the wood plate I prepared as I suspect the scale to need only 4 contact points to work properly. The weight reading was totaly false until I realized that.


Wednesday, February 8, 2017

CoG Machine


I finally found the time last week-end to assemble my CoG Machine, made from 2 kitchen scales, some aluminium and 3D printed parts. The 2 scales are glued on a wood place using some cartridge sealant. Prior to that, I did a trapdoor below to access the batteries. The 3D printed support is also sealed on the scale plates so everything is fixed together.

Just as a reminder, as lots of people asked me how it works, just look at the drawing ont he right and extrapolate to obtain the formula giving the location of the CoG from the leading edge, knowing waht the scale measure at the vertical of the leading edge and what the second scale measure X cm behind.
The advantage of this method compared to the usual CG balance is the repeatability of the measure.


I know that, since my first post on Facebook, some CoG machines are in construction here and there ;) ! This is good to know !




Sunday, February 5, 2017

Some very interresting new products from www.servorahmen.de



Servorahmen.de has been the first company to introduce on the market servo frames years ago, covering almost all model of wings servo, but not only.

It is nice to see that they are following the LDS trend and adapting their products to customer needs. 
Here are few new products I received from Florian:

- MKS HV6130 servo IDS frame: The pocket includes a new specialized frame for the recent and great servo HV6130 from MKS. The frame features an external counter bearing, and 2 fixing position. I noticed that this frame can host the HBL6625mini or the DS6125mini. The frame is provided with a set of 4 servo head, with different axis distance covering the various needs (ailerons, flaps, etc ...). Then a very interresting set of plastic arms with different length from 48mm to 81mm so you can solve easily any installation whatever the position of the servo from the control surface. The material used for the control arms includes carbon (Carbon fiber reinforced polymer), so are very rigid.

- IDS control arms: The set of control arms, carbon reinforced (Carbon fiber reinforced polymer), is available separately and is compatible with other existing servo frames. I could check it on the MKS HBL6625 servo frame I bought from Hollein.


- Carbon reinforced servo heads: Servorahmen also proposes a set of 6 Carbon reinforced servo heads, fully compatible with other plastic servo heads, frames, and arms.


More pictures here: google photo

First flight of 2017 !


I finally exited from hibernation and had did my first flight of 2017. Past weeks were very cold with no wind so it was nearly impossible to fly. This time, on a slope near my home place, I had good weather, some south wind and 10°.

I flew my Stribog with 900gr of ballast. After 3 months without touching gimbal sticks, I'm happy to see that I still know how to pilot. Finally it is like bike, once learned you never forget :) ! This afternoon, I though also I could see the "death star" , but it was only the moon ;)







Sunday, January 29, 2017

[HOW TO] Hinge repair

Before the 2017 season starts, my prefer neon orange Shinto which survived to col de Tende radio issue, and which allowed me to reach the 3rd place at the last world championship needed some maintenance and attention as the wing that has been repaired (partially delaminated, hine partially cut) showed again some degradation on the hinge during the last league contest at the point I needed in urgence before my last flight to apply some tape to secure the flap and avoid more damages of the flap wiper.
I used the same technic that I will explain now. First, I apply some thin transparent tape to well align the flap with the wing with no slop. Second, I disconnect the lds head to get more rotation and free movement. I protect the 2 side (wing and wiper) with some paper tape.
I use sikaflex 11 FC which is a mono component advanced polyurethane, elastomeric sealant/adhesive, exist in different colors. This time I choose black as the Shinto underside color is also black. (http://usa.sika.com/dms/getdocument.get/0761eb0f-2462-3806-abd2-7b17e3f7b986/pds-cpd-Sikaflex11FC-us.pdf)

To apply it, I use a small syringe, filled in with sikaflex, allowing to put just the right quantity, with precision, on the hinge line. Once done, I aligned the flap with the wing and on the transparent tape, I install some pieces of epoxy or plastic plate with double side tape. The idea is to immobilize the flap and level perfectly it during curing.
Final curing time is about 3 days.


The next step on my wing will be to repair here and there the damaged wiper with some epoxy, microballon and orange color pigment.










Wednesday, January 25, 2017

Essai du Vagabond XL de Hacker Model

Vagabond XL de  Hacker Model

Plus grand … mais plus performant ?

Texte : Pierre Rondel, Photo : Joël Marin et Pierre Rondel

Introduction


Un an après la sortie et le succès du Vagabond, un planeur de VTPR en EPP,  Hacker Model a décidé de sortir une version revisitée et plus grande baptisée XL, avec une envergure de 2m au lieu de 1.50 m. Quand j’ai vu l’annonce, je me suis d’abord posé la question de l’intérêt d’une telle augmentation d’envergure et si le Vagabond n’allait pas perdre en agilité. C’est ce que je vous propose de découvrir dans cet essai.

En quoi est-il diffèrent ?

Outre l’envergure,  la longueur de fuselage est identique. Si l’on dispose côte à côte les 2 fuselages, on s’aperçoit que le fuselage du XL est plus haut et offre plus de surface latérale. La dérive est aussi plus grande. Le servo de profondeur a été déplacé à l’arrière, juste à quelques centimètres du stab. C’est une petite déception car les premières photos et description laissaient entrevoir l’utilisation d’une poulie permettant d’avoir des débattements énormes de + / – 90°.  Je ne connais pas la raison pour laquelle cela a été abandonné pour être remplacé par une commande plus conventionnelle, probablement un problème économique ou alors de mise au point. Les ailes utilisent le même profil, dérivé du SB96V, mais sont donc “étirées” à 2m. Aux saumons, les ailerons ne font pas loin de 50% de la corde !!! Pour finir, le Vagabond XL n’existe qu’en version entoilée contrairement à son petit frère.

Un kit de qualité 


Nous y sommes habitués avec Hacker Model, la qualité est au rendez-vous et le kit très complet. Soigneusement disposé dans sa boite on trouve d’abord les ailes, pratiquement terminées puisque il ne reste plus que l’installation des servos et commandes à effectuer. Elles sont recouvertes d’un film de lamination à  chaud

Le fuselage, quant à lui, arrive non entoilé et demande un peu de travail, comme insérer les joncs carbones pour le rigidifier, la gaine plastique pour la commande de dérive, la platine radio ou la nervure centrale, la pose du stab et de la dérive. La poutre arrière possède maintenant un « tunnel » pour le passage du fil de servos de profondeur vers la platine avant et le récepteur. L’empennage, de type monobloc est identique à celui de Vagabond à quelques petits détails près et n’est toujours pas démontable. Finalement, coté conception du kit, à part ce servos de profondeur situé sur la poutre arrière, pratiquement rien n’a changé, mais pourquoi le faudrait-il nécessairement si  le kit est bien conçu ?

Un montage rapide ...


Je ne vais pas trop m’étendre sur l’assemblage car celui-ci est très similaire à celui du Vagabond. Etant donné que le fuselage nécessite plus de travail, j’ai donc commencé par ce dernier. Cela commence par faire une saignée, puis insérer et coller à la cyano les joncs carbone servants à rigidifier la poutre arrière. Pendant cette opération il est important de garder le fuselage bien droit et éviter toute déformation.
La nervure centrale est ensuite positionnée au centre du fuselage et ajusté avec précision, à l’aide d’un réglet. Une fois parfaitement positionnée, elle est collé avec de la cyano. Une petite pièce en CTP vient ensuite de collé au-dessus. Elle sert de guide pour la corde à piano en U inversé servant de verrouillage des ailes.
La platine radio peut maintenant est collé en place, toujours à la cyano. Pour le servos de direction qui se situe sur la platine, j’ai utilisé un vieux mais costaud servos analogique de 15mm avec pignons métal. J’ai aussi ajouté quelques petits blocs de samba collés autour du récepteur pour le bloquer latéralement. Petite touche supplémentaire, un petit support en bois sur lequel vient se visser l’interrupteur afin d’éviter qu’il ne se balade.
Du côté du stab, j’ai été un peu paresseux cette fois. Sur le Vagabond, j’avais effectué une modification pour rendre le stab démontable. C’était particulièrement pratique. Cette fois ci, j’ai suivi la notice et collé les 2 demi-stabs autour de la pièce centrale, bien à plat sur un chantier plan, en ayant préalablement vissé le guignol sur l’emplanture d’un des demi-stabs. Une fois sèche, le tout vient se coller sur le fuselage, à la cyano. On peut ensuite coller la dérive en faisant bien attention à la mise en croix.
Pour la profondeur, j’ai utilisé un servo de la classe des 9/12g, pignon métal et digital afin d’avoir de la puissance et de la précision. La commande est une corde à piano. Le servos est collé en place à la cyano, une petite platine servo en CTP aurait été le bienvenu pour une meilleure tenue et sécurisation du servos.
Passons aux ailes: étant donné l’énorme surface et corde des ailerons, j’ai choisi d’utiliser un servo de 15mm d’épaisseur, pignon métal, même si la contrepartie est qu’il dépasse un peu de l’épaisseur de l’aile. Je n’ai pas eu besoin d’utiliser les bras de servos (fournis) à coller sur les palonniers, possédant encore des palonniers de grand dimension et robuste. La seule précaution lors du montage est de bien calculer la longueur de rallonge de fil de servos pour pouvoir atteindre le récepteur situé plutôt sur l’arrière de la platine. Dernier point, je n’ai pas installé les winglets en coroplast noir en bout d’aile, pas convaincu de leur utilité.
Contrairement au Vagabond standard, le XL s’accommode très bien d’accus 2000 mAh Eneloop (4 éléments), ce qui permet d’envisager un temps de vol important.
Au final, le poids en ordre de vol est de 830gr, soit un peu plus que le poids indiqué sur la notice, mais ce qui reste léger vu la destination du modèle.

Direction la pente!

La fin de l’été et l’automne 2015 ont été particulièrement doux et propice aux sorties en montagne dans les alpes, alors nous avons pu voler beaucoup et avons eu l’occasion de comparer cette version XL avec la version standard, 50cm plus courte en envergure, car j’ai bien compris que c’était la question récurrente dès que l’on parlait du Vagabond XL !
Pour être tout à fait honnête avec vous, j’étais un peu sceptique sur cette envergure de 2m combinée avec un fuselage court. Mais rapidement après quelques minutes de vol, mes doutes se sont envolés : Le Vagabond reste très agile, mais nécessite une vitesse de vol un peu plus élevée pour rivaliser avec son petit frère, ce qui est compréhensible.
Avant que j’oublie, je voulais signaler que j’avais programmé 50% d’exponentiel sur la profondeur afin d’assagir le pilotage autour du neutre et pouvoir ainsi suivre des trajectoires plus propres. Vous pouvez aussi utiliser un double débattement activable par un inter. Bon, revenons à notre planeur en vol : dans les petites conditions, le Vagabond XL montre de bien meilleures disponibilités que son petit frère, sans pour autant rivaliser avec le Swift du même fabricant plus léger et capable de voler dans du presque rien. Ce n’est pas grave car ce n’est pas ce qu’on lui demande !
Dès que le vent augmente un peu, on entrevoit alors clairement les gènes du planeur, manœuvrant à souhait, vif, précis, mais aussi pouvant avoir un vol tendu et stable à vitesse soutenue (pour une mousse). 
Toutes les figures simples ou plus compliquées passent facilement et le vol dos tient sans effort une éternité. Les ailes ne se fléchissent pas trop grâce au longeron en pin qui court sur toute l’envergure.
Les figures manquent comme à l’accoutumé d’amplitude en raison de la faible charge alaire et donc du manque d’inertie, mais cela monte quand même mieux que le petit frère.  J’ai trouvé le vol tranche beaucoup plus accessible et facile avec le Vagabond XL grâce à sa surface latérale très généreuse.
Le flip n’est pas possible à cause du débattement max de la profondeur limité par la course du servos en attaque directe. On arrive dans le meilleur des cas à faire un tour de flip en attaquant avec un peu de vitesse puis en tirant progressivement sur le manche en début de figure, puis en allant en butée dans la suite de la figure. 
Ensuite pour le reste je dirais que tout dépend de l’imagination et des limites du pilote et enfin de son inspiration. Il y a vraiment de quoi se faire plaisir, voir même sombrer dans une certaine addiction !
Globalement, on peut aisément conclure que le Vagabond XL possède un domaine de vol plus large que la version de 1.5m d’envergure, commençant à voler avec moins de vent et pouvant tenir dans un vent plus soutenu. Il transite mieux, a un vol plus tendu, une vitesse d’évolution plus importante. A l’opposé, il est peut-être moins à son aise dans du vrai VTPR, quand vous volez au contact, dans un volume restreint. Ceci étant dit, je préfère finalement la version XL qui permet d’avantage de varier les plaisirs, en alternant différente façon de voltiger entre voltige académique et acrobaties débridées, « carving »  ou « half pipe » à la pente.



Mieux que 1000 mots, voici 2 vidéos tournées l’automne dernier qui vous donneront, je l’espère, une bonne idée des qualités de ce planeur:






Il faut conclure

Finalement, Hacker Model n’a pas réellement remplacé le Vagabond, mais plutôt offre un nouveau modèle à son catalogue, avec quelques différences visibles en termes de performance en vol. Le kit est d’une qualité sans surprise, mon seul regret étant l’absence de stab démontable et de poulie pour la commande de profondeur. Il n’en demeure pas moins que le Vagabond XL est extrêmement joueur, vous apportera beaucoup de sensations, testera vos limites. Personnellement, j’adore alterner quand c’est possible les vols avec cette mousse et mes planeurs de compétition !

J’ai aimé :
  • Domaine de vol
  • Kit de qualité
J’ai moins aimé
  • Stab non démontable
  • Pas de poulie pour la profondeur
Caractéristiques :
  • Envergure 2010mm 
  • Longueur: 990mm
  • Cordes : 235 mm / 130 mm
  • Surface alaire : 36.5 dm2
  • Poids: 830gr
  • Charge alaire : 23 g/dm2
  • Fabricant: Hacker Model 
  • Prix: ~ 150 euros 
Réglages :
  • CG: 100mm (92 to 100mm)
  • Ailerons : + 40 mm  - 30 mm 
  • Dérive : + / - 60 mm
  • Profondeur :  + / - 70 mm (Exponentiel obligatoire)